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Etre maman et entrepreneur, c’est possible ! Elles témoignent.

Août 23 2018 | Trucs et astuces

Quel est le point commun entre Théodora, directrice de crèche à Kraainem, Maïté, consultante en communication et Anita, gérante d’un magasin de vêtements à Bruxelles ?

Toutes sont indépendantes. Toutes sont passionnées par leur métier. Lorsqu’elles ont accouché, toutes ont bénéficié d’un mois de congé maternité. Un mois…

Est-ce qu’aujourd’hui, dans le cadre d’une vie frénétique et course à la compétitivité oblige, concilier une vie d’entrepreneure et de maman est envisageable ? 

La vision de jeunes entrepreneures

Pour commencer, nous avons posé la question à 3 jeunes entrepreneures en devenir. Trois jeunes femmes qui ont participé à l’incubateur Boost Your Project de Groupe One.

Les témoignages de mamans entrepreneures

Armé de ces premières réponses, nous avons alors posé les mêmes questions à 3 mamans indépendantes davantage expérimentées. L’une est consultante en communication depuis 7 ans, l’autre est directrice d’une crèche privée depuis 8 ans et la dernière est commerçante depuis 25 ans. Les trois sont épaulées au quotidien par leur mari ou compagnon.

Évidemment, la réalité quotidienne n’est pas si évidente. Toutes ont partagé leur expérience et leur vécu. Quand on creuse, les paroles finissent par être moins nuancées, plus fortes, voire émotionnelles. Ces mamans ont connu des moments cruels. L’une d’entre elles n’envisage pas un second enfant qui ne trouverait pas de place dans un agenda familial et professionnel déjà très chargé.

J’ai eu un déclic le jour où ma fille est venue fermer mon ordinateur en me disant ‘Maintenant, ça suffit !’

Maïté, consultante en communication depuis 7 ans

Néanmoins, si on est bien organisée, le statut d’indépendante offre bien des avantages :

  • Pouvoir travailler de la maison et ainsi éviter les trajets qui alourdissent une journée

 

  • S’organiser des horaires flexibles, notamment en fonction des imprévus (un enfant malade)

 

  • La possibilité d’emmener son enfant avec soi. Une maman témoigne : « Lorsque j’ai recommencé à travailler, ma fille avait 1 mois. Je me suis dit alors que j’étais bien contente de pouvoir la prendre avec moi. Quel luxe ! »

 

  • Mais surtout, là où vous anticipez (et répartissez la charge de travail en fonction des périodes pleines/creuses) et êtes régulière sur vos horaires de fermeture, il est possible de s’octroyer une longue période de congé en été pour profiter de ses enfants ou prendre du temps pour se ressourcer. Comme c’est le cas de certains commerces qui ferment un mois en août ou de cette sage-femme indépendante qui annonce dans son email du début de l’été : « Je vais commencer par profiter de l’été pour passer du temps avec mes enfants. » On parle d’anticipation parce que nous savons bien entendu qu’après une longue période sans travailler, l’angoisse des rentrées financières revient au galop.

On a tendance à croire que l’on peut tout gérer, qu’on a un côté superwoman. Mais à un moment, le corps ne suit plus. Il faut pouvoir s’écouter et prendre donc du temps pour se ressourcer.

Théodora, directrice de crèche

Quelques conseils pour les futures mumpreneurs

  • Quand vous êtes à la maison, vous faites ce que vous voulez. Quand vous travaillez, vous faites ce que vous pouvez.

 

  • Écoutez-vous, posez vos limites. Plus facile à dire qu’à faire n’est-ce-pas ?

 

  • Entourez-vous ! Le papa, les grand-parents… Entreprendre reste un projet collectif qui impacte toute la famille.

 

  • Choisissez de travailler ou de vous occuper de vos enfants. N’essayez pas de faire les deux en même temps au risque de vous énerver et d’être inefficace sur tous les plans : « Le mercredi après-midi où tu te dis que tu vas quand même un peu bosser, ça devient ingérable. »

 

  • Privilégiez la qualité du temps passé avec vos enfants à la quantité, et ceci dans le respect de vos valeurs propres. Certaines mamans ont besoin de travailler beaucoup parce qu’elles sont en recherche de défis intellectuels ou de contacts sociaux. D’autres beaucoup moins et ressentent un besoin viscéral d’être présente auprès de leurs enfants. Pas de mauvais choix, que des mamans qui vivent leurs valeurs.

 

  • Adoptez une gestion des tâches rigoureuse et posez-vous 10 minutes pour réfléchir à votre définition d’une urgence. Les fausses urgences sont légion dans notre société. Certaines entrepreneures témoignent que lorsqu’elles sont passées du statut de salariée au statut d’indépendante, elles ont pu diminuer par deux le nombre d’heures passées sur une tâche. Exit les réunions stériles ou les interruptions à répétition.

 

  • Pour celles qui ne sont pas attachées à un lieu particulier (comme un commerce), posez des choix judicieux par rapport à la réelle nécessité de votre présence en réunion, en conférence de presse, en séminaire.

 

  • Osez le droit à la déconnexion, osez prendre une pause ! À condition d’anticiper et de bien communiquer votre période de repos (euh oui on sait…) à vos clients, faites le pas.

 

  • Et finalement, on ne peut pas s’empêcher de vous conseiller de ne pas vous stresser par rapport aux attentes de vos enfants, de privilégier le bien-être et l’équilibre de tous les membres de votre famille en commençant par vous-même. Testez le slow parenting !

Nous vous souhaitons une bonne rentrée !

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